🦝 Haut Les Mains Peau De Lapin Paroles
enpeau de lapin qui avait l’aspect d’une bête hi-deuse et morte, et les femmes à la fontaine dirent ce qu’elles avaient dit cent fois peut-être, – car au village la répétition a une saveur : – 5 – – Il va falloir faire une collecte pour lui acheter un chapeau de paille. Elles ajoutèrent : – À sa place on aurait vergogne. Et cette remarque n’était pas non plus une nou
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Synopsis L'action se passe à Los Angeles, en 1947 ; dans un univers où les Toons (personnages de dessins animés) ne sont pas de simples dessins mais des personnes réelles extravagantes.Ils habitent à Toonville, une zone adjacente à Hollywood, et se déplacent régulièrement chez les humains pour tourner des dessins animés. Roger Rabbit est un lapin
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Comptezpas sur moi, les gars ! C'est sympa mais c'est sans moi ! Oui, j'ai eu cette idée folle Un jour d'éviter l'école On veut pas y aller On préfère rester couchés Haut les mains, peau d' lapin ! La maîtresse en maillot d' bain ! On veut pas y aller On préfère rester couchés Les cahiers au feu ! La maîtresse au milieu ! Habiter
29comments to Haut les mains! Peau de lapin! alia. 08/08/2008 at 18 h 39 min · Répondre. Sont excellents!!! J’aime beaucoup la série des bleus! liliberzet. 08/08/2008 at 18 h 39 min · Répondre. oui a moi aussi ces lapins me plaisent beaucoup! Gaufrette. 08/08/2008 at 18 h 39 min · Répondre. ils sont supers avec une affection particulière pour les oranges. Sinon
Jirais vernir les ongles d'un tyrannosaure Quand j'serrais mort Quand j'serrais mort Tous les jours j'm'endors sur vaste peau de lapin Pas de policiers, pas de "haut les mains" Papa & Maman me manque J'aimerais pouvoir retirer 10 millions en banque J'sors de mon 10 mètres carrés Coupe au bol j'veux pouvoir affronter cette triste réalité
iiOq. Ottawan est un groupe français, plus précisément un duo composé des chanteurs Jean Patrick et commence lorsque Jean Patrick, chanteur d’origine Guadeloupéenne décide de venir en Métropole pour y tenter sa fonde alors avec une amie prénommée Annette le groupe Black Underground ».C’est le producteur Daniel Vangarde qui les repère et les fait signer, fan de leur énergie débordante et de cette musique fortement inspirée des groupe est rapidement rebaptisé Ottawan » en référence à la capitale Canadienne en 1979 que tout s’accélère lorsque sort le hit transcosmico-nanardien » qui va devenir très rapidement un hit sort en 1980 le deuxième hit transcosmico-nanardien T’es OK » qui se révèle être l’un des plus gros succès de l’ la même année sort le désormais culte Haut les mains » qui devient lui aussi un hit planétaire dans sa version anglaise Hands up give me your heart ».Succès planétaire qui s’avérera être le dernier, les années suivantes laissant la place aux querelles entre chanteurs et maison de l’on se rappellera longtemps de ce message métaphysique intergénérationnel à savoir T’es OK, t’es bath, t’es In… »…Discographie entre autres... • 1979• T’es OK 1980• Haut les mains 1980• Crazy music 1981• Help, get me some help 1981• Hello Rio ! 1982• It’s a top secret 1982 ___________________________________ ___________________________________ CLIPS 1979...le tube interplanétaire qui va tout fracasser et hisser One Shot les membres du groupe au rang de stars planétaires. Surement l'un des plus gros hits Dance de la décennie 70 1980...deuxième ENORMISSIME hit qui les fait rentrer définitivement dans la légende musicale des années 80 1980...haut les mains, peau de lapin, la maîtresse en maillot de bain ! Un 3ème méga hit qui assoit une bonne fois pour toute la légende 1981...dans la même veine, cette fois-ci, en version spécial "Export". Mais difficile de rivaliser avec les rouleaux compresseurs précédents 1981...des morceaux toujours légers et dansants à souhait. Rien de transcendantal mais d'une efficacité redoutable ! 1982...sur un air de samba ! Brazil, feutcheboal et carnaval ! 1982...un p'tit dernier pour la route ? Ok mais vite fait car il se fait tard...
Elle était tellement dégueulasse cette baraque, que lorsque j’en sortais, une odeur de friture et de graisse entourait mes cheveux et mes fringues. En plus, depuis que le père restreignait le shampoing à la maison, on avait les cheveux gras, la plupart du temps, filasses et mal peignés, ma petite sœur et moi. Ma petite sœur avait tout juste cinq ans, des cheveux tout blonds, et des yeux bleus toujours grands ouverts qui dévoraient tout ce qui l’entourait. Malheureusement pour elle, y’avait pas grand-chose autour d’elle, à part cette baraque crade, les murs noircis de traces de main, le sol mal lavé et la vaisselle amoncelée dans l’évier. C’était moi qui faisais la plupart des trucs mais l’école me prenait pas mal de temps aussi. Une fois, le père, en colère, avait gueulé qu’il m’enlèverait du lycée dès que j’aurais seize ans ; j’avais eu drôlement peur ce jour-là , même que je m’étais pas endormie avant une heure du matin, à imaginer comment serait ma vie si j’avais plus le lycée. La plupart du temps, il me foutait la paix, le père, toujours avachi devant la télé, devant ses conneries. Je me suis demandée s’il se levait la journée, quand j’étais pas là , parce qu’il était exactement dans la même position quand je partais et que je rentrais ; y’avait même une auréole noire de sa transpiration autour du canapé. Heureusement, que j’allais jamais à côté de lui, j’aurais vomi autrement. Il travaillait pas, parce qu’il touchait une pension pour incapacité de travail », depuis que ma mère s’était barrée. Ma mère était très belle, je m’en souvenais bien, très libre aussi, je sais pas ce qu’elle avait pu trouver au père, mais peut-être qu’il n’avait pas toujours été comme ça, avec un gros ventre et moite de crasse. Elle m’avait eue, et dix ans après, ma petite sœur était arrivée ; c’est là que les choses s’étaient gâtées la petite famille idéale avait volé en éclats. Il avait commencé à boire et elle s’était faite chier dans son rôle de mère au foyer et de prostituée conjugale, c’était ses mots, que j’avais entendus dans une dispute. Elle s’était tirée une nuit, pour pas qu’on la voit, et qu’on soit tristes, ma sœur et moi, sans bruit, en laissant une lettre dans ma chambre que j’ai lue au matin et qui disait qu’elle partait seule, le temps de se trouver une nouvelle vie et que lorsqu’elle serait installée et tout, elle reviendrait nous chercher. Le père avait lu la lettre le matin suivant, et avait hurlé en la déchirant. J’avais pleuré mais il s’en foutait le père, rien à foutre de voir ses filles pleurer. Il avait déraillé de plus en plus, oubliant d’aller au travail, parlant tout seul, riant et pleurant tour à tour. La télé avait été son meilleur ami et il n’avait même pas réagi lorsqu’il avait reçu une lettre du travail qui le virait. Il s’en foutait de tout, maintenant. Je crois qu’il en avait marre de nous, surtout de moi et qu’il devait nous en vouloir comme si c’était nous qui avions fait partir sa femme. Le père m’avait dit un jour Tu vas au lycée tous les jours et en rentrant tu m’amènes un pack de six bières, si tu fais ça, tout ira bien pour toi ». Alors je faisais ça ; au début j’avais eu peur que Doris, la caissière, croit que j’étais alcoolique mais elle voyait bien que c’était pas pour moi et puis dans les petits villages, tout se sait ; tout le monde savait que le père perdait pied et s’enfonçait dans l’alcool et la dépression. Quelquefois, elle me filait des trucs en douce, du shampoing, du savon, mais j’avais du mal à trouver des cachettes dignes de ce nom car le père, rôdait dans la maison, fouillait dans notre chambre et piquait ce qu’il trouvait, juste pour nous faire chier. Souvent, il se mettait à gueuler pour rien, alors je fermais les yeux, je bouchais les oreilles de ma petite sœur et j’attendais que ça passe. C’était une vraie entreprise de tout laver parce qu’il passait derrière moi et remettait autant de merde qu’avant mon nettoyage. Il faisait rien, le père, ni la bouffe, ni le ménage, ni le lit mais par contre, il gérait son argent, tout seul, tout entier. Chaque début de mois, il mettait de côté l’argent dont il aurait besoin pour la bière un pack de six bières tous les jours de la semaine et deux packs chaque jour du week-end. Une fois, j’avais dit que depuis qu’il travaillait plus, les week-ends ça n’existait plus mais il m’avait foutu une gifle. J’avais donc appris quelque chose avec mon père vivre comme s’il n’existait pas. Il me laissait tranquille, sauf pour l’argent, où c’était pas facile parce qu’il gagnait peu et qu’on avait besoin de manger moi et ma petite sœur. C’était pour elle que je m’inquiétais le plus. Le père avait décidé qu’elle n’irait à l’école qu’à six ans et j’aimais pas la lui laisser toute la journée. Mais quand il avait pris une décision le père, je pouvais rien dire ou faire pour qu’il change d’avis. C’est pour ça que je me dépêchais de rentrer chez moi pour m’en occuper, la laver, la changer, et la sortir. C’était arrivé que je trouve le père dans sa torpeur post-bière et ma petite sœur en train de jouer avec les couteaux qui trainaient ou toute nue dans la baignoire ; un soir, elle pleurait tellement qu’il m’avait dit Sors la gamine ou je vais la cogner ». J’étais sortie au grand air avec elle et l’avait bercée pendant plusieurs heures. Elle répétait Maman, maman, maman » en boucle et je lui avais dit Maman va revenir, je te le promets, mais il ne faut pas parler de maman devant papa, il n’aime pas ça ». Elle ne comprenait pas tout, ma petite sœur. J’aimais pas qu’il l’appelle la gamine, comme si elle était une vulgaire poupée. Je me souvenais qu’il l’avait battue une fois la seule j’espérais, là j’avais perdu tout mon calme, j’étais allée le voir et je lui avais dit que je le tuerai s’il retouchait à ma petite sœur. Il avait éclaté de rire, ce salaud et m’avait giflée Tu crois que tu peux me faire du mal» ? et il était allée aux toilettes, dont il laissait toujours la porte ouverte comme pour montrer qu’il était chez lui et qu’il faisait ce qu’il voulait. Il se lavait jamais le père et il puait vraiment; j’avais peur que ma petite sœur lui dise un jour, dans son innocence d’enfant, mais le père n’aimait pas entendre des vérités et j’avais peur qu’il se retienne pas de lui foutre une beigne. Dans ma tête, je l’appelais le salaud mais je pouvais pas le dire à ma petite sœur sinon elle le répèterait sans faire attention et là , ce seraient les coups qui pleuvraient. Quand ma mère était partie, j’avais surveillé le courrier avec attention jusqu’à ce que je m’aperçoive que le père l’interceptait et le foutait à la poubelle sans même le regarder ; j’étais allée voir le facteur et lui avait demandé de laisser le courrier dans un autre endroit parce que le père ne voulait pas le lire ; comme tout le monde au village, le facteur savait que le père déraillait, il avait donc accepté ; jour après jour, j’attendais qu’elle m’écrive, qu’elle nous écrive et qu’elle vienne nous chercher. J’attendais mais je savais que ça en valait la peine car elle allait revenir ; ça ne pouvait pas durer, toute cette merde, ça ne pouvait pas durer éternellement. Et si elle ne venait pas parce qu’elle avait des empêchements, dès que je serai grande, je partirai avec ma petite sœur, la retrouver. Ce lundi après-midi, en rentrant du lycée, j’ai découvert une nouvelle lubie de mon père ; il pionçait, comme d’habitude, devant la télé, comme un gros porc gavé pendant que ma petite sœur jouait sur le canapé, à moitié sur ses genoux. Je l’ai prise délicatement dans mes bras et l’ai amené dans la salle de bains pour la laver, quotidiennement. Ne reste pas sur le canapé quand y’a papa, va plutôt jouer par terre, je lui ai dit. - Pourquoi ? - C’est mieux, ma chérie » Pendant que je frottais sa petite peau délicate, elle m’a dit Salope, t’es une salope » J’ai été tellement surprise que j’ai reculé un instant ; sa petite voix d’enfant était si pure et si nette et ses grands yeux bleus tellement sincères que j’ai eu du mal à croire qu’elle avait vraiment dit ça. Et puis j’ai eu un doute. Tu as fait quoi avec papa ? - Télé. - Tu as regardé quoi ? - Des gens qui disent des gros mots. » J’ai pas pu y croire, au début, suis allée réveiller le père. Il a marmonné dans un demi-sommeil et s’est redressé. Son ventre a rebondi à cause de la graisse accumulée. Tu regardes des films pornos avec elle ? - Et alors, faudra bien qu’elle sache un jour ou l’autre comment ça se passe. J’ai eu envie de gerber sur lui, je sais pas trop pourquoi, soit parce qu’il puait, soit parce que ce qu’il disait me foutait en l’air. Je n’ai rien dit, je n’ai rien pu dire. Je suis allée dans la salle de bain, ma petite sœur jouait avec son canard dans le bain. Lave-la bien, il a gueulé le père, elle puait aujourd’hui ! » Ma petite sœur m’a souri et m’a dit Pute, pute, pute... - Il ne faut pas dire ces mots, ce sont des mauvais mots, des mots interdits. - Comme maman » ? - Oui, j’ai dit tristement. Elle n’a rien dit mais je savais qu’elle n’avait pas compris. Le lendemain après-midi, je suis rentrée et mon père était en train de regarder un porno avec ma petite sœur qui suçait sa sucette. Il avait sa main dans le pantalon et se tripotait. Je le voyais bander. J’ai commencé à pleurer de rage. Qu’est-ce t’as encore à chialer ? Si t’es pas bien, ici, t’as qu’à te casser. - Oui, je partirai, un jour, je te le promets. Avec elle. » Il a posé une main sur le genou de ma petite sœur et a dit en riant grassement Ah non, je garde la gamine, je l’aime bien, elle ». Ma petite sœur a rigolé aussi. Le père a attrapé sa cinquième bière et a roté. Ma petite sœur a encore ri. Je suis allée vers le canapé pour la prendre dans mes bras, pour le bain quotidien, mais il a dit Laisse-la moi, on a pas encore fini de regarder le film ». J’ai jeté un coup d’œil à la télé. Deux hommes pénétraient une femme en criant violemment. J’ai regardé le père et j’ai vu une lueur de provocation dans ses yeux. Il avait trouvé un moyen de me faire chier ma petite sœur. J’ai rien dit, je sentais que je me serais prise une rouste, je suis allée dehors, prendre l’air, j’ai marché autour de la maison en guettant un bruit de moteur, une voiture, quelqu’un qui saurait l’enfer que je vivais ici et qui nous enlèverait du salaud. Mais y’avait personne. J’ai marché un peu plus loin sur le chemin, je pensais à ma petite sœur devant des films pornos, toutes les images qu’elle garderait en elle, tous les mots qu’elle saurait et qu’elle ne devait pas connaître, et j’ai eu encore envie de pleurer. J’allais rentrer pour voir où ça en était quand j’ai entendu un petit bruit. Je me suis approchée et j’ai soulevé un tas de planches qui faisaient office de banc pour le père, à l’époque où il sortait dehors et où il travaillait. Y’avait un lapereau qui glapissait et tremblait. Je l’ai pris dans mes bras et je l’ai aimé tout de suite. On dit que c’est dans le désespoir le plus profond qu’apparaissent quelques lueurs d’espoirs. Je suis rentrée dans la maison et je l’ai montré au père et à ma petite sœur Regardez ce que j’ai trouvé. - Fous-moi cette connerie dehors, il a marmonné le père. Je l’ai regardé dans les yeux et j’ai dit Non, ça tu me le laisses. Il m’a regardé aussi, surpris que je lui tienne tête ; mais il a dû sentir que c’était le compromis pour que je supporte le reste. Ma petite sœur est descendue du canapé, intriguée par ce nouvel arrivant ; mon père s’en est foutu, a retourné sa tête vers l’écran où les deux mecs avaient été rejoints par deux autres gars et s’acharnaient sur cette pauvre fille qui faisait semblant d’adorer ça ; il a pas fait gaffe au départ de ma petite sœur. J’avais gagné. On est allées dans la cuisine, on a donné du lait au lapereau. Il miaule, a dit ma petite sœur. - Un lapin ne miaule pas, il glapit, tu sais. J’ai ri, elle a ri aussi. C’était bien durant quelques secondes. Le père, plus loin, a toussé. S’il pouvait nous foutre la paix de cette façon tous les jours, ce serait une sorte de paradis. Le soir, ma petite sœur n’arrivait pas à dormir à cause du lapin qui faisait du bruit. Elle avait peur qu’il lui ronge les pieds parce qu’elle avait été surprise de l’ardeur avec laquelle il avait rogné la carotte qu’on lui avait offerte. Je lui ai raconté une histoire sur un gentil lapin, ça l’a calmée mais elle gardait ses yeux grands ouverts. J’avais mal au cœur de la voir comme ça, dans un autre monde que celui qui aurait dû être le sien, l’école, une maman, etc. Le temps où j’étais à la maison, j’essayais de lui montrer dehors, de lui raconter des histoires et tout mais je sentais bien que c’était pas suffisant pour son cerveau de petite fille. Puis entre le lycée et le ménage, j’avais pas trop de temps pour elle. Comme elle s’endormait pas et qu’il commençait à être tard, je lui ai montré quelque chose, un secret ; j’avais décidé de pas lui montrer encore, parce qu’elle était jeune et surtout parce qu’elle pouvait le répéter au père. Une photo d’elle, de notre mère que j’avais réussie à conserver de l’accès de fureur du père qui avait tout brûlé. C’est qui ?, elle a demandé. J’ai eu envie de pleurer. C’est maman. » Elle a regardé longtemps et je lui ai dit Mets la sous ton oreiller, comme ça maman sera avec toi et tu pourras dormir ». Je sais pas si elle m’a crue mais en tout cas, quelques minutes plus tard, elle dormait à poings fermés. Le lendemain, c’était mercredi et j’avais pas cours au lycée. On est sorties promener le lapin », je lui ai montré des fleurs, des animaux, je lui ai raconté deux histoires. L’après-midi, elle a fait la sieste pendant que je faisais mes devoirs et le soir, elle m’a aidé à faire le ménage. J’étais contente parce qu’elle a pas dit un seul gros mot j’espérais en secret que son cerveau avait oublié les films. Le père a larvé devant la télé avec son pack de bière, il a pas gueulé, il a rien dit. Le jeudi, j’ai été angoissée toute la journée, j’avais peur qu’il foute le lapin dehors. Je suis rentrée en vitesse, et dans la hâte, j’ai cassé une bouteille de bière qui s’est éclatée. Découvrir qu’y avait que cinq bouteilles, ça l’a foutu hors de lui, il a sorti un billet de cinq dollars et m’a dit T’y retournes, dépêche-toi. J’avais eu le temps de voir que le lapereau était toujours vivant et dans notre chambre. Il avait rongé le bas de notre couverture qui traînait par terre mais il était vivant. J’étais tellement contente que j’ai presque eu envie de dire merci au père, mais j’ai rien dit bien sûr. J’ai attrapé ma petite sœur au vol et on s’est tirées à l’épicerie pour racheter un pack de six bières. La caissière nous a regardées avec un air résigné et j’ai eu honte parce que ma petite sœur assistait à tout ça. Le père s’est envoyé six bières coup sur coup et il a gardé les cinq autres pour le lendemain. Il était tellement dans le coltard qu’il s’est même pas bougé pour nous rejoindre à table. Comme il dormait sur le canapé, sa chaise était libre et j’ai décidé que le lapin viendrait avec nous. On a mangé tous les trois, c’était super, ma sœur n’a pas dit de gros mots et le lapin nous a bien fait rire. Le lendemain, vendredi après-midi, quand je suis rentrée, le père était debout, énervé. Il était à demi-bourré, comme d’habitude ; la télé était éteinte, j’ai eu peur tout de suite. J’ai pensé à ma petite sœur mais je l’ai aperçue sur une chaise en train de dessiner ; j’ai pensé au lapereau mais j’ai fini par l’entendre glapir. J’ai un problème d’argent, a dit le père. J’ai plus assez pour la bière, pendant trois jours. Comment je vais faire, putain ? - Je sais pas, j’ai dit laconiquement et à vrai dire je m’en foutais. - C’est ce foutu lapin ; depuis qu’il est là , il bouffe tout. Je vais chercher le fusil un de ces quatre, tu vas voir ! - Tu n’as pas intérêt, j’ai dit. Pas le lapin. Ma petite sœur a compris car elle a dit Veux que le lapin reste, bordel » ! Je l’ai regardée. Encore un nouveau gros mot. Elle m’a souri et s’est concentrée sur sa feuille. Je m’en branle, il a dit, le père, mais tu trouves une solution sinon, c’est le lapin qui y passe. » Je l’ai haï violemment mais j’ai vite cherché une solution dans ma tête. Je me suis rappelée que j’avais un bijou de valeur alors je lui ai dit qu’on pourrait le vendre ; il s’est affalé sur le canapé en grognant et a dit Tu te démerdes, mais je veux mes bières ». Alors je me suis démerdée, je suis allée à l’épicerie, j’ai expliqué le problème à la caissière, Doris, comme quoi le père voulait ses bières de toute urgence, que j’avais pas encore l’argent mais que je pourrais l’avoir vite, dès le lendemain, parce que j’allais vendre un bijou de valeur. Elle a eu tellement pitié de moi qu’elle a sorti un billet et qu’elle a payé les bières à ma place. J’étais à la fois contente qu’elle soit si gentille, mais triste de faire autant de la peine aux gens. J’en voulais au père pour cette vie. Il était tellement content de voir ses bières arriver qu’il nous a foutus la paix et qu’on a pu manger tranquillement, tous les trois avec le lapin. J’étais presque heureuse, parce que j’avais encore mon bijou, celui que maman m’avait offert, et parce que ma petite sœur avait l’air de vraiment bien aimer le lapin et je me disais que ça réparait un peu son manque d’affection. Les jours sont passés, les semaines aussi, le lapin grandissait. Je commençais à être contente que mon père se bourre la gueule le soir, comme ça on mangeait de plus en plus souvent sans lui, avec notre lapin. Il nous faisait bien rigoler avec sa façon de tout ronger et grignoter. Je me suis mise à vraiment l’aimer aussi, ce lapin. Un vendredi, je suis allée chercher ma petite sœur et le lapin et on est sortis chercher le courrier dans l’endroit secret qu’on avait convenu avec le facteur ; y’avait des publicités et une lettre cachetée d’une ville que je connaissais pas, qui devait être loin sans doute, avec un timbre spécial, très joli. Mon cœur a battu super vite, je savais ce que c’était. C’était elle. Notre mère Mes chéries, Doris La caissière de l’épicerie, à qui j’avais laissé mon adresse, m’a écrit pour me raconter dans quelle misère je vous ai laissées. J’espère que vous me pardonnerez un jour. A bientôt Maman. J’ai été tellement heureuse que j’ai crié et que j’ai prise ma petite sœur dans les bras. Elle ne comprenait pas mais elle sentait ma joie mais elle sentait que j’étais heureuse alors elle a souri, par mimétisme. Même le lapin semblait glapir de joie. Je ne pouvais pas lui expliquer car elle risquait de le répéter au père et je ne voulais prendre aucun risque qui pourrait compromettre cette évasion. J’ai mis la lettre dans ma poche et on est rentrées. Le lendemain, samedi, j’avais la journée de libre ; après avoir tenté de nettoyer la maison, je suis sortie. Ma sœur dormait. Mes cheveux sentaient l’huile, tout comme les habits. Je n’arrivais pas à enlever cette puanteur de moi, elle était incrustée dans les murs de ma maison. Je suis revenue à la maison et j’ai tout de suite sentie que quelque chose n’allait pas. Mon père matait un film porno, ma sœur était à côté de lui, toute nue. Il avait une main dans son jogging dégueulasse et l’autre sur elle ; j’aimais pas ça qu’il s’excite à côté d’elle, j’avais peur qu’il finisse par... avec lui, on était jamais sûr de rien. Il m’a pas regardée et il a continué sa petite affaire. Je suis allée dans la chambre et j’ai pas vu le lapin. Il est où le lapin ? j’ai fait. Il m’a pas regardée, ni répondu. Il est où le lapin ? », j’ai répété. Il a pas répondu, ce vieux salaud. J’ai commencé à fouiller partout, dans toutes les pièces, rien, ni dans la poubelle. Je suis allée dehors, j’ai fait le tour de la maison mais aucune trace de notre lapin. Je suis rentrée, ma sœur était toute seule sur le canapé. Il est où, l’autre ?, j’ai demandé à ma petite sœur. - Toilettes ». J’étais écœurée d’être obligée de savoir ça et surtout que ce soit ma petite sœur de cinq ans qui me le dise. J’imaginais le père en train de se masturber dans les Mais je devais au moins me réjouir qu’il ne se finisse pas devant elle. Il est sorti quelques minutes plus tard et avant que j’ai le temps de dire quoi que ce soit, ma petite sœur a demandé Est où, lapin ? - J’ai tué cette vermine avant qu’il envahisse toute la maison. J’ai jeté sa carcasse pourrie vers la boîte aux lettres ». J’ai crié, je sais pas pourquoi, je me suis mise à hurler, encore plus fort que lui. Ma petite sœur a fait comme moi. Il l’a cognée et s’est approchée de moi pour faire la même chose. Je suis sortie avant qu’il ait le temps de me toucher. J’ai couru jusqu’à l’emplacement dont il avait parlé. J’ai vu notre petit lapereau, maculé de sang, la gorge tranchée, couché dans l’herbe comme s’il dormait. Je me suis allongée à côté de lui. Je pleurais tellement que j’avais des hoquets. J’ai pensé à ma mère, que je perdais encore une fois, à ce vulgaire bientôt qu’elle nous avait laissé dans la lettre – est-ce qu’on méritait pas mieux ?- et qui se noyait dans le sang du lapin et j’ai pensé à ma sœur, qui venait d’être frappée. J’ai attendu longtemps, très longtemps et j’ai enterré le lapin dans la terre. Je suis revenue à la maison, pour ma petite sœur. Elle hurlait et il marchait de long en large. Putain, calme la gamine, sinon je sais pas ce que je vais faire... » Il se passait les mains sur le visage comme s’il se contrôlait pas. Elles tremblaient misérablement. J’ai pris ma sœur dans les bras, on est allées dehors. J’ai attendu qu’elle se calme. Je l’ai assise dans l’herbe ; le soleil commençait à descendre. J’ai dit à ma petite sœur Tu te souviens l’épicerie où on va souvent ? Elle a hoché la tête. Et bien tu vas y aller toute seule. Elle a dit non de la tête. Je l’ai prise dans mes bras. Comme une grande, une grande fille. Tu es une grande fille, hein ? Elle aimait bien être une grande fille. Tu vas y aller et tu vas parler à Doris, tu sais la caissière. Tu lui dis qu’elle vienne vite ici. - D’accord. - Allez vas-y. » Elle s’est mise en route ; de temps en temps, elle s’arrêtait et se retournait pour me regarder ; je ne bougeais pas et l’encourageais. Quand elle a été hors de vue, je suis allée dans la grange de notre voisin. Puis je suis retournée dans la maison. Il m’a pas regardé, il se foutait bien de savoir ce que je faisais. J’ai dit Eteins la télé, salaud. Il a sursauté de m’entendre parler comme ça mais il m’a pas écoutée, il a pas éteint la télé. Il s’est retourné vers moi et il lorsqu’il m’a vue avec le fusil, il a sauté sur ses pieds. J’ai tiré un coup dans la télé, qui a volé en mille morceaux Il s’est mis à chialer comme un gosse. Il s’est mis à genoux, et j’ai attendu un long moment. Il parlait, disait un tas de conneries sur lui et ma mère, sur nous. J’écoutais plus rien, ma tête bourdonnait, j’étais arrivée au maximum de ce que je pouvais endurer. Je l’ai regardé, si pathétique et j’ai pensé à ma sœur, au lapin et je l’ai haï. Je voulais parler, lui dire toute la haine que j’avais pour lui mais y’a rien d’autre qui est sorti, juste t’es un putain de salaud ». Alors j’ai fermé les yeux et j’ai tiré sur lui, une fois, deux fois, trois fois. Il s’est effondré sur le sol. Ca a fait un bruit sourd, parce qu’il était quand même gros. Je suis tombée par terre, j’ai lâché le fusil et je crois que je me suis évanouie. Ce sont des caresses sur mon visage qui m’ont réveillée, j’ai tout de suite pensé à ma mère. Mais c’était Doris. Elle pleurait. Ma petite sœur était à côté de moi, toute fraîche, toute propre. J’ai balbutié, j’ai essayé de parler de maman mais Doris m’a avoué que c’était elle qui avait écrit la lettre, pour nous rendre un peu heureuses, qu’elle était désolée et que maintenant on allait vivre chez elle, si on voulait bien. Ma sœur voulait, elle répétait oui, nouvelle maman, nouvelle maman ». J’ai pleuré et je me suis rendormie dans ce lit propre et frais. Quand je me suis réveillée, j’ai vu ma petite sœur qui jouait avec un lapereau, que Doris avait dû lui offrir. Elle m’a dit T’as vu il est redevenu petit ! J’ai souri, elle a souri aussi et pendant un instant, on a tout oublié et on a été heureuses.
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